Les enquêteurs des Nations Unies affirment avoir rassemblé des preuves de torture systématique dans les centres de détention du Myanmar, identifiant des personnalités de haut rang parmi les responsables.
Le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar (IIMM), créé en 2018 pour examiner d'éventuelles violations du droit international, a déclaré mardi que des détenus avaient subi des coups, des décharges électriques, des étranglements et l'arrachage des ongles avec des pinces. L'équipe de l'ONU a indiqué que certains prisonniers étaient morts des suites de ces tortures. Elle a également documenté des abus sur des enfants, souvent détenus illégalement pour remplacer leurs parents disparus.
Les conclusions couvrent une année qui s'est achevée le 30 juin et s'appuient sur des informations provenant de plus de 1 300 sources, dont des centaines de témoignages, des analyses médico-légales, des photographies et des documents. Selon le rapport, l'équipe de l'ONU a formulé plus d'une vingtaine de demandes officielles d'information et d'accès au pays, toutes restées sans réponse. Les autorités militaires birmanes n'ont pas répondu aux demandes de commentaires des médias.
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